Le cheval : ça se caresse, ça se monte et ça se mange. Où est le problème ?

décembre 19th, 2011 § 2 comments

Vous aimez les chevaux même s’ils vous font perdre de l’argent chaque jour de tiercé ? Mangez-en ! Vous aimez les chevaux car, chaque semaine, vous fréquentez un centre équestre armé de votre bombe et de votre cravache ? Mangez-en !

Provocation ? Non, application du principe de réalité. Sans la filière de la viande chevaline, la France ne pourrait pas disposer d’une telle variété de races d’équidés et faire vivre près de 45 000 éleveurs. Sur les 16 000 animaux qui naissent chaque année en France, seuls 2% sont élevés à des fins de loisirs (débardage, attelages, etc.) et plus de 80% d’entre eux finiront dans une assiette, en steak ou en tartare. Le petit monde du cheval ne vit pas grâce aux subsides des preux chevaliers mais grâce aux carnassiers qui croquent le canasson. Le Français est le troisième plus gros consommateur en Europe, après les Finlandais et les Italiens.

Où est le problème ?

C’est la filière de la viande chevaline qui permet de fixer le prix du cheval, vivant ou en carcasse. L’exemple récent des Etats-Unis qui a fermé pendant quelques années ses abattoirs aux équins pour plaire aux lobbies est significatif : les prix se sont écroulés plus vite qu’un cheval ratant l’obstacle. Résultat des courses : les abattoirs ont rouvert et les prix remontent.

Ecrire cela, noir sur blanc, crinière au vent, n’est pas courant. Les critiques et les « bardotistes » (fans de Brigitte Bardot) partent au galop pour moins que ça. Pire, de nombreux médias se mettent la bride sur le cou pour ne pas cabrer leur lectorat, voire leurs annonceurs. La question de la viande de cheval mérite pourtant que l’on s’y arrête. Elle est saine, bonne et pas chère.  Où est le problème ?

Comme Gmag ne marche jamais au pas, l’idée a trotté quelque temps dans notre tête, avant de devenir réalité : le prochain numéro du magazine abordera donc la question de la viande chevaline. Sans tabou.

Franck Pinay-Rabaroust

§ 2 Responses to Le cheval : ça se caresse, ça se monte et ça se mange. Où est le problème ?"

  • BOUCOMONT dit :

    La viande de cheval est, de toute évidence, la plus saine des viandes. Je ne connais pas de pratiques d’élevages des chevaux avec l’aide d’antibiotiques. Il n’y a pas photo si nous comparons avec les pratiques existant dans les élevages de poissons, de dindes, de porcs par exemple.
    C’est notre sensiblerie qui est mal plaçée.
    Pour Mr Seminel, dans l’ »ours », Boucomont s’écrit ainsi: Boucomont!
    Bonnes Fêtes.
    D. Boucomont

  • Simon dit :

    Ah ! J’espère que vous parlerez du rossbiff à l’alsacienne et du steak de poulain à l’ail !

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