La revue du web gourmand – Mercredi 18 avril

avril 18th, 2012 § 0 comments § permalink

La titraille est un art. Chapo et chute itou. Autrement dit, le bon journaliste est un artiste. Y a du syllogisme là-dedans. Mais passons. Si, en France, la qualité de la presse spécialisée « bouche » est piètre, print et web dans la même galère, il y a parfois des perles qui, sans être éblouissantes, brillent un peu plus fort.

Est-ce parce qu’il est passé par un « vrai » parcours de journaliste (RMC, Sud-Radio, créateur de l’Esprit du Sud-Ouest), qu’il aime les bouquins et la photographie ou parce qu’il serait né « dans un vieux millésime, exceptionnel en Rioja et à Saint-Emilion » que le blog de Vincent Pousson a de l’allure ? A de telles questions, la réponse est généralement : un peu de tout ça cher Monsieur. Ajoutez-y tout de même que l’homme regarde tout cela du soleil de Barcelone. Ca aide pour l’orginalité.

Son blog – Idées liquides & solide – est beau. Et pas inintéressant. Très tourné vers le liquide. C’est que l’homme n’est pas sans raison membre du fan-club d’Hubert de Montille…. De la photo également, format carré, une mise en page que l’internaute-lecteur peut modifier d’un simple clic et un choix de police qui se différencie du grand classicisme romanien.

Je parlais titraille un peu plus haut, chapo et chute aussi. Vincent Pousson s’amuse beaucoup avec les titres : « Je ne suis pas un cobaye », « Je n’ai toujours pas trouvé le point G ! », « C’est combien ? », « Sombreros & conneries », «Si tu vas à Rio, n’oublie pas d’ôter ton bio »  et, pour finir en finesse, « Chasseur de salopes, un métier en plein essor… ».

Je ne dis pas que Vincent Pousson est un artiste car je ne le connais pas assez. Mais son blog respire une forme de liberté étonnamment rare dans notre foodosphère encore bien engoncée dans un conformisme d’un autre âge.

Franck Pinay-Rabaroust

 Lien – http://ideesliquidesetsolides.blogspot.fr/

La revue du web gourmand – Mercredi 11 avril

avril 11th, 2012 § 0 comments § permalink

Si la vie des médias n’est pas toujours un long fleuve tranquille, elle se caractérise néanmoins par une spécificité très rassurante : elle n’est pas cannibale. Historiquement, un média n’a jamais aspiré goulument un confrère défaillant. Certains ont disparu car la technologie a évolué, mais la modernité médiatique respecte bien plus l’autre que l’homme lui-même.

Prenons Internet, médium à part, révolutionnaire, vaste tuyau dans lequel tout passe, le pire comme le meilleur. Auquel on ne prédit que montée en puissance et volonté hégémonique. A tel point que l’antique papier disparaîtrait pour le Dieu écran. Frères ennemis ? Pas vraiment car il suffit de lire les blogs de cuisine pour comprendre que rares sont ceux qui font l’économie de parler du dernier livre à la mode. Le dernier guide (papier) sort et on en fait des tartines, un nouveau livre de chef et la moitié de la foodosphère va se saisir du sujet (ne serait-ce que pour espérer l’avoir en service de presse). Quant aux livres de recettes, n’en parlons même pas : c’est la ruée sur les blogs à qui en extraira la meilleure recette. Quitte à ne jamais la réaliser soi-même.

N’abusons pas de l’expression « critique littéraire », mais nul doute que le web gourmand sert aussi la vraie cause littéraire gourmande.

Le média appelle le média et les belles assiettes virtuelles convoquent souvent le vrai repas partagé.

Franck Pinay-Rabaroust

La revue du web gourmand – Mercredi 21 mars

mars 21st, 2012 § 0 comments § permalink

Le monde de l’édition est surprenant. Quand la mode est aux textes courts et aux petits formats, certains libertins (dans son acception ancienne, celle du libre penseur) sortent des livres dont le poids total atteint… 25 kilos. Il est en ainsi du Modernist Cuisine, pavé de 2 438 pages, divisé en cinq tomes, contenant plus de 1 500 recettes et plus du double encore de photos. L’anti-mode par excellence. Forcément, on ne peut que penser au fabuleux destin de la revue XXI – vendue en librairie, très longs reportages, belle mise en page – à qui l’on prévoyait l’échec éditorial et économique, et qui connaît un succès grandissant, sans publicité ni communication agressive. Il y a les principes et, comme toujours, des exceptions dont on ne connaît jamais vraiment la capacité à se généraliser.

Sur la toile, il est entendu depuis longtemps que dépasser les deux feuillets – 3 000 signes, espaces compris, quelques dizaines de lignes à peine -, c’est être assuré de perdre son lecteur-internaute qui n’aime rien tant que surfer d’une page à une autre, et qui a pour Dieu l’intertextualité. Et voilà qu’après Nathan Myhrvold, à l’origine du Modernist Cuisine, le grand Ferran Adrià lance sa LaBullipedia. Autrement dit, le wikipedia de la gastronomie.

Il y a quelques jours, le célèbre chef d’El Bulli a repris une idée déjà évoquée il y a plusieurs mois, celle d’une véritable bible numérique de la cuisine espagnole moderne. Aujourd’hui, même si LaBullipedia reste floue quant à son contenu exact et sa date de mise en ligne, elle appartient d’ores et déjà à la catégorie « défi éditorial».

Cette initiative, un peu folle, montre que tout est possible dans le monde de l’édition, traditionnelle ou numérique, et que par delà les courants dominants du « faire court et penser simple », il y a des projets qui acceptent encore de traiter de la gastronomie dans toute sa complexité. La chose est suffisamment rare pour la pointer du doigt reconnaissant.

Franck Pinay-Rabaroust

La revue du web gourmand – Mercredi 14 mars

mars 14th, 2012 § 0 comments § permalink

Mais que vient donc chercher l’internaute gastronome lorsqu’il surfe sur les sites où l’on parle de nourritures terrestres ? A en croire les statistiques, des recettes principalement. Manger est et reste notre préoccupation quotidienne, et plutôt deux fois qu’une. Alors, forcément, difficile d’échapper à la recette de la tarte machin, du mijoté truc et de la sauce bidule. Ca ne mange pas de pain que de parler tambouille, temps de cuisson et petits secrets très personnels qui changent tout dans l’assiette. Sans oublier l’adresse du bon produit et de l’agréable producteur. Le web aime gloser du produit à l’assiette ; pas un maillon de la chaîne n’échappe à la toile. Il en va ainsi pour la majorité écrasante des sites Internet.

Reste qu’il y a parfois des aventuriers qui optent pour l’informatif. Genre professeur du net qui comble les trous de l’instruction publique. Et, en parlant de trous, je suis tombé non pas sur un os, mais sur un blog qui explique « pourquoi il y a des trous dans le gruyère ». Forcément, sur le coup, y a le choc du quiproquo et l’envie de dénoncer l’incompétent qui confond tout, le gruyère suisse avec l’emmental, tout en sachant que le gruyère français a des trous quand même et que l’interprofession du comté s’appelle le Comité interprofessionnel du Gruyère de Comté. Vous me suivez ? Non. Normal…

En réalité, l’auteur de ce billet aborde le sujet avec humour et, en quelques courtes lignes bien pesées, explique le pourquoi du trou dans l’emmental et le compare avec le « gaz » humain. Image parlante, légère comme un pétale de rose… Mais l’auteur du blog, dont je ne connais ni le nom, ni les antécédents précis (« un ancien créatif publicitaire »), s’attaque aussi à la catégorie des « c’est qui » et a succinctement présenté Brillat-Savarin, Dom Pérignon, Auguste Escoffier ou l’immense – n’ayons pas peur des mots – Robert Parker. Robert qui ? Et si, en outre, vous voulez savoir ce que sont la fougne, le casu marzu ou l’opéra, ce site est fait pour vous.

Graphisme moderne qui respire, information simple, courte et percutante, ce blog sort des sentes battues par les hordes de cuisiniers du net qui n’en ont que pour la recette. Ouf. Le nom du blog ? Superbonblog. Sur ce point, l’hurluberlu aurait pu mieux faire quand même… Reste que la recette de ce qui ressemble à un nouveau site fonctionne plutôt pas mal. Vous avez dit recette ? On y revient toujours…

Franck Pinay-Rabaroust

Lien vers le site superbonblog

La revue du web gourmand – Mercredi 29 février

février 29th, 2012 § 0 comments § permalink

Enfin, ça y est. Le guide Michelin 2012 est sorti du four à pneu. Toujours aussi rouge, parfois piquant, et toujours aussi peu consensuel. Chaque année, le paradoxe est un plus criant, entre l’attente insupportable pour les chefs qui espèrent faire partie du bon wagon, l’excitation du microcosme journaleux-blogueurs et tout le reste de la planète médiatique qui se désintéresse du guide rouge, à l’instar de l’AFP qui ne couvre quasiment plus l’événement.

S’il fallait faire un schéma rapide des attitudes des uns et des autres vis à vis du nouveau guide Michelin, quatre tendances se dégagent : la crasse ignorance, le simple listage, les tentatives d’analyse et la critique véhémente.

Impossible évidemment de faire une revue du web gourmand exhaustive sur un tel sujet. Que les oubliés – et ils seront nombreux – acceptent mes plus plates excuses. Parmi ceux qui font « comme si » le Michelin n’était pas sorti, le formidable Gilles Pudlowski qui a préféré chausser ses skis du côté de Val Thorens (pensait-il que Jean Sulpice allait décrocher la troisième étoile ?) plutôt que du côté de Megève. Erreur d’aiguillage ou invitation à honorer dans les Trois Vallées, nul ne le sait. En tout cas, le célèbre chroniqueur n’a pas soufflé un mot sur le rouge…

Une autre attitude consiste à lister les nouveautés du guide rouge. C’est simple comme bonjour, rapide comme un coup de micro-ondes et on espère faire un maximum de buzz. Rentabilité maximum grâce au Michelin ! Tel est le cas de François-Régis Gaudry sur son blog Et Toque, de François Simon ou de Philippe Toinard avec son Goût de News. Les analyses viendront peut-être un peu plus tard…

D’autres sont partis en quête de la bonne parole, celle du vainqueur Emmanuel Renaut, seul chef à recevoir trois étoiles cette année. Thibaut Danancher pour le Point ou Cécile Cau, de So Food So Good, ont réussi à faire leur entretien exclusif… Reste que le plus réactif – et le plus annonciateur – demeure incontestablement l’empêcheur d’informer en rond numéro un, Stéphane Riss, qui, armé de sa caméra, a pu rencontrer très tôt le chef. Quant au site Atabula, qui cherche à analyser et expliquer le fonctionnement du Michelin, je me refuse à en parler puisque j’en suis l’auteur…

Reste bien évidemment les réseaux sociaux qui, même s’ils ne font pas partie de cette revue du web gourmand, se sont emparés des résultats du Michelin. En tête du palmarès des mécontentements : l’absence d’étoile pour l’Agapé Substance de David Toutain. Et à certains de rappeler, comme Cécile Cau de So Food So Good, que certains restaurants sont complets alors même qu’ils n’ont jamais reçu la moindre récompense du plus célèbre guide.

Franck Pinay-Rabaroust

Les sites cités

Gilles Pudlowskihttp://www.gillespudlowski.com/

Et Toquehttp://blogs.lexpress.fr/restaurant/

Goût de Newshttp://www.philippetoinard.com/2012/02/26/palmares-michelin-2012/

François Simonhttp://francoissimon.typepad.fr/

So Food So Goodhttp://www.sofoodsogood.com/

Le Pointhttp://www.lepoint.fr/

Cuisiner en lignehttp://www.cuisinerenligne.fr/

Atabula www.atabula.com

La revue du web gourmand – Mercredi 22 février

février 22nd, 2012 § 0 comments § permalink

Le web, c’est la découverte. Pour le pire et, parfois, pour le meilleur. Nous errons de site en site, glanons des informations, des idées et des nouveautés. Des choses jamais vues, jamais imaginées. Merci le web ! Et merci à celles et ceux qui ont pris le temps de les trouver, et de les écrire. On les oublierait presque, tous ces contributeurs plus ou moins anonymes qui grattent leur clavier à longueur de journée.

En parlant de nouveautés, il y a le lepoa. Le journaliste François-Régis Gaudry – L’Express – nous interpelle d’emblée : « Et si l’anatomie cochonne n’avait pas encore livré tous ses secrets ? » Voilà une sacrée question ! Sacrée, sacrée… N’abusons pas trop de ce qualificatif qui, en ces temps où le halal est au centre de certains débats nauséabonds, pourrait être à double tranchant, surtout quand on parle de cochonnerie…

Notre lepoa, donc, est l’œuvre du célèbre Eric Ospital, créateur de bons produits charcutiers, basé à Hasparren (Pyrénées-Atlantiques). L’homme a découvert ce morceau aux allures de rôti de 250 grammes environ dans la partie supérieure du cou de l’animal. Les photos postées sur le site du journaliste – Et Toque – donnent faim. Le web, c’est parfois la gourmandise dans toute sa splendeur.

D’autres sites invitent à la découverte (ou redécouverte) de certains produits. Ainsi, le site Cook my world a « goûté pour nous » le mangoustan, un fruit exotique qui aurait la particularité, selon l’auteur du billet, de ne nécessiter aucun pesticide pour le protéger des insectes. Si tel est le cas, ne doutons pas que les écologistes de tout pays vont prendre le mangoustan pour emblème. Après les pommes de Jacques Chirac, les mangoustans d’Eva Joly ! Le « vers » politique serait-il dans le fruit ?

En parlant de fruit, il y a aussi ceux de la mer. La journaliste Maria Canabal a décidé de mettre en avant l’oursin qui constitue pour elle « un extrait de la mer, un souffle de tempête ». Certes, il ne s’agit en rien d’une nouveauté – Maria Canabal rappelle le rôle d’Auguste Escoffier dans son émergence -, et de nombreux chefs le mettent régulièrement à leur carte (à l’instar de David Toutain, à l’Agapé Substance), mais il est toujours bon de susurrer à l’oreille des curieux gastronomes toute la richesse des produits, d’ici et d’ailleurs. Le web, c’est la découverte.

Franck Pinay-Rabaroust

Les sites cités

Le Lepoa – Et Toque

Le mangoustan – Cook my world

L’oursin – Gastronomy over blog

La revue du web gourmand – Mercredi 15 février

février 15th, 2012 § 0 comments § permalink

Si la toile connaît des haut et des bas, des tendances éditoriales lourdes en fonction du temps qu’il fait, des événements ou du talent persuasif des attaché(e)s de presse, il y a des sites qui se moquent bien de tout cela et vivent leur vie sans rien demander à quiconque. Indépendance, rigueur et humour. Si les deux premiers qualificatifs s’appliquent déjà avec une certaine difficulté pour les sites où l’on parle de « solide », le troisième – l’humour, donc, pour ceux qui ne suivent pas – est encore chose plus rare.

Pourquoi donc ces qualités précédemment énoncées – je n’y reviens plus, fallait suivre – se retrouvent-elles sur plusieurs sites consacrés à la chose vineuse, et plus rarement dès que l’on parle de veau, vache, cochon et autre pâté en croûte, très tendance en ce moment ? Je ne sais pas.
Je me permets de revenir le temps d’une bouchée au pâté en croûte. Par déontologie, je me refuse ici de parler du tout nouveau livre d’Emmanuel Giraud, L’Anthologie du pâté en croûte, paru aux éditions Alternatives. Ce serait faire de la publicité à un ami et à un contributeur de ce même site, Gmag. Tôt ou tard, cela se verrait et des langues détractrices de bonne foi n’y verraient que collusion et intérêts communs. Je n’en dis donc pas plus, si ce n’est que le livre est bien, et ressemble à son humble auteur, érudit et plein d’humour. Vous lisez donc que je n’en parle pas. Et si vous pensez le contraire, bouchez-vous les oreilles…

Ah, voilà l’humour revenu, tant mieux puisqu’il s’agit de l’angle de cette modeste revue du web gourmand. Je disais plus haut – c’est moi qui commence à ne plus me suivre – qu’il y a des sites indépendants, rigoureux et plein d’humour. Si, cela existe et je vous le prouve sans plus tarder dans le paragraphe d’en dessous. Sur le web, il faut faire court. Et quand on écrit long, il faut faire des paragraphes.

Glougueule. « Baseline » comme dirait mon webmaster : « Pour les hommes de glou ». On y parle de vin, avec des mots – bien pesés – et des bulles, de dessin. On y vend des « ticheurtes » et on y achète des « produits au pif ». Les zinzins du zinc ont pour nom Sylvie Augereau, « journaliste pleine d’humour » (c’est écrit sur le site), Michel Tolmer, qui « met le vin en image » (trait de plume génial) et Philippe Quesnot, « épicier à Grasse ».

Lisez ne serait-ce qu’une seule fois les planches de Mimi, Fifi et Glouglou et vous comprendrez pourquoi ce site est décalé, tendance barjot. Internet recèle donc des perles et on se (re)dit qu’il peut effectivement être un espace de liberté, loin de la standardisation ambiante des mots et des images.

Franck Pinay-Rabaroust

Glougueulewww.glougueule.fr

La revue du web gourmand – Mercredi 8 février

février 8th, 2012 § 0 comments § permalink

Manger n’est pas un acte comme les autres : individuel dans sa formalisation quotidienne, il est social dans sa signification. Un aphorisme célèbre ne disait-il pas « Dis-moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es » ?

Alors, forcément, la Toile s’émeut quelque peu des habitudes alimentaires des uns et des autres, et aime conseiller les bonnes pratiques. Le blog Oh My Food prodigue ses « 5 conseils pour bien manger quand il fait froid », tandis que le Portail public de l’alimentation se tourne vers les parents et assure que « pour éviter le surpoids, il faut laisser bébé manger avec les doigts ! ». Il n’y a pas d’âge pour être conseillé et veiller à son équilibre alimentaire. D’autres ont même fait de l’éducation populaire un pilier de leur action. Prenez par exemple Slowfood qui prône – avec intelligence – « l’éducation au goût » sur leur site web. Mais la liste des conseils est sans fin puisque la toile ramifie à tout va : ainsi, le blog Rose and Cook donne une liste des produits sans huile de palme (merci) tandis que le blog J’veux être bonne (manque d’inspiration pour le nom du site ?) esquisse une réponse à la grosse question de l’hiver : comment garder la pêche en hiver ? A coup de fenouil, poire et betterave. A chacun de se faire son avis…

Mais les bonnes pratiques ne s’arrêtent pas à ce que l’on met dans son assiette. Le choix de son établissement a son importance. Le blog des chefs Pourcel rappelle ainsi que l’ancestral comptoir du café traditionnel où l’ont « refaisait le monde à coup de blanc limé » disparaît au profit de l’affreuse standardisation des Starbucks and co.  Une évidence qu’il n’est pas bête de rappeler…

S’il est difficile de mesurer l’impact réel de tous ces conseils que la Toile diffuse, il semblerait bien néanmoins que cela rende le Français optimiste ses sur capacités en cuisine : un récent sondage de l’institut OpinionWay – relayé par le Portail public de l’alimentation – indiquait que 74% de nos compatriotes se considèrent comme de bons cuisiniers. Si seulement il était possible de prendre du plaisir dans 74% des restaurants de notre cher pays, ce serait un miracle.

Franck Pinay-Rabaroust

 Les sites cités

Oh My Food – http://www.ohmyfood.fr

Portail public de l’alimentation – http://alimentation.gouv.fr

Slowfood – http://www.slowfood.fr/

Rose and Cook – http://roseandcook.canalblog.com/

J’veux être bonne – http://www.jveuxetrebonne.com/

Blog des frères Pourcel – http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/

La revue du web gourmand – Mercredi 1er février

février 1st, 2012 § 2 comments § permalink

Premier février, le « faites vos vœux, rien ne va plus, les vœux sont faits », c’est derrière nous. Il n’y a bien que notre président Nicolas Sarkozy pour faire encore des vœux le 31 janvier. C’était à la presse ; la dernière roue du carrosse présidentiel… Passons.

Le web gourmand est un reflet de notre époque, balançant entre les remèdes de mamie pour lutter contre les refroidissements et la toux (Parmesan et Paprika : « Sirop naturel citron laurier contre les refroidissements et la toux » et le luxe ostentatoire toujours rassurant par les temps qui courent (Fêtes Gourmandes : Karl Lagerfeld habille le Grand cru classé Margaux de Chanel). Forcément, la crise économique force la nostalgie (SocialCooking.fr : « Retour vers le futur : les céréales les plus mythiques des années 80 ; La cuisine d’antan de papy Jacques : Gibelotte de lapin) et la froidure actuelle invite le cuisinier amateur à réaliser des recettes qui font chaud par où ça passe : des crêpes (Marabout Coté Cuisine : Comment faire des crêpes pas tartes ?), une garbure (Ma p’tite cuisine : « Opération grand froid… la garbure ! ») ou un gratin de crozets au reblochon de nos montagnes (Mag’cuisine : « Un plat revigorant pour affronter la neige ! »).

Sur la blogosphère, aussi imposante quantitativement que versatile quant à ses jugements, il n’en demeure pas moins que les regards critiques sur l’univers de la gastronomie restent très minoritaires. Prenez le Paris des Chefs, loin de faire l’unanimité chez les blogueurs (et blogueuses surtout) dans les couloirs ripolinés de la Maison de la Mutualité, rares sont au final les commentaires négatifs sur cet événement qui réunissait notamment des duos cuisiniers-artistes sur scène. La peur de ne plus recevoir son accréditation presse (et autres invitations) est souvent chevillée au clavier de la bien-pensance.

On en oublierait presque les Bib gourmands Michelin (les bonnes petites tables des inspecteurs du guide) qui viennent de sortir de leur boîte. Au lendemain de leur annonce, quasiment aucun site Internet n’en parlait, si ce n’est le blog des Ateliers Apicius qui en donne la liste. Le web gourmand est bel et bien un reflet de notre époque…

Franck Pinay-Rabaroust

Les sites cités

Parmesan et Paprikahttp://parmesanetpaprika.blogspot.com/

Fêtes Gourmandes – http://www.fetes-gourmandes.fr/

Socialcooking.fr – http://www.socialcooking.fr/

La Cuisine d’antan de papy Jacques – http://lacuisinedantandepapyjacques.over-blog.com/

Marabout Coté Cuisine – http://marabout-cote-cuisine.com/

Ma p’tite cuisine – http://www.audreycuisine.fr/

Mag’cuisine – http://luniversdemag.canalblog.com/

Les Ateliers Apicius – http://lesateliersapicius.blogspot.com/

La revue du web gourmand

janvier 25th, 2012 § 0 comments § permalink

Faire une revue du web gourmand n’est pas une mince affaire. Il y a bien quelques sites agrégateurs qui se sont lancés sur cette voie mais, bien évidemment, ni exhaustivité, ni ligne éditoriale claire sont au rendez-vous. Chez eux, l’ambition est d’en donner le plus possible à voir, sans jamais rassasier pour autant leurs fidèles disciples. Lourde tâche donc que celle que je me suis volontairement assignée.

Se pose immédiatement la cruciale question de l’identité – plus que le « de quoi vais-je parler », c’est le « comment vais-je en parler qui me questionne – d’une revue du web sur un média comme Gmag, média singulier et méritant, modeste et ambitieux. Ecrire cela ressemble à une mini revue du web très autocentrée me direz-vous…  Et vous n’auriez pas tort ! Mais les ambitieux, justement, savent se régaler d’une petite dose d’amour propre. Et pour reprendre le bon mot de Madame de Staël – qui n’a jadis pas connu les joies de la Toile – « L’amour propre est ce qu’il y à au monde de plus inflexible. » Soit.

L’identité, donc, de cette revue du web se fera au fil des semaines, chaque mercredi puisque la chose est ainsi prévue : à chaque jour que le web fait, un rédacteur du magazine Gmag abreuvera la toile d’un billet, parfois doux, fielleux ou brut mais toujours plein de matières.

Il y aura bien quelques mauvaises langues qui tireront hargneusement sur leur souris en disant qu’une telle revue sent le copinage et une trop extrême valorisation du terroir amical, au détriment des ennemis d’hier et de demain. Que les agresseurs de muridés boutonneux (deux boutons pour les souris de la race pc, un seul pour la race mac) ne s’inquiètent pas, cette revue tentera de parler de tout le monde, en fonction des thèmes retenus, des actualités des uns et des autres, du temps qu’il fait et de l’humeur de votre serviteur. Autant dire qu’il y aura à boire et à manger, du bon et du moins bon. Tout le monde y aura donc sa place.

Cette première revue du web n’est donc qu’une revue d’elle-même. L’amour propre est ainsi, souvent exclusif. La suite n’en sera que plus ouverte et généreuse. A la semaine prochaine.

Franck Pinay-Rabaroust

Where Am I?

You are currently browsing the La Revue du web gourmand par F. Pinay-Rabaroust category at Gmag.